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 A.E.I.O.U.

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Autriche


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Messages : 10
Date d'inscription : 14/12/2015

MessageSujet: A.E.I.O.U.    Sam 12 Aoû - 12:35


1. Identité.

Pays ? République d'Autriche
Nom & Prénom ? Roderich Edelstein
Sexe ? Masculin. Et ce malgré les insinuations parmi la pléthore d'insultes originales auxquelles il a eu droit à travers les siècles.
Âge Physique ? Aux alentours de 28 ans. L'âge ne semble pas être une notion fixe, d'apparence. Aussi il a l'impression d'avoir rajeuni d'apparence depuis 1955 après un terrible coup de vieux début XXème. Ses vêtements et son attitude lui confèrent de toute manière une certaine allure de papy avant l'heure.
Fête Nationale ? Le 26 Octobre - date de la déclaration de neutralité de l'Autriche en 1955 et la récupération de son statut d'état souverain.
Capitale ? Vienne.
Langue(s) L'allemand évidemment - mais l'allemand-autrichien, attention. Un accent un peu différent et un vocabulaire qui diffère légèrement, mais il tient à la distinction. La seconde langue qu'il maîtrise encore le mieux est le français, qui s'est seulement un peu rouillé à travers les siècles. Un hongrois sommaire par nécessité, l'italien plutôt par plaisir hormis ses devoirs de pays occupant, pour suivre ce qui se chantait à l'opéra.

Thème I



2. Physionomie.



Comment est son visage ? Ses principales expressions faciales ?


Le visage de l'autrichien évoque un temps révolu - un visage particulier, contradictions d'angles sévères et de courbes feutrées, de douceur et de froideur. Les pommettes saillantes qui structurent son visage l'affinent tout en le rendant plus sévère et nerveux, le nez élégant quoique un peu long. Ses lèvres sont finement tracés et gracieuses mais un peu dédaigneuses, qui forment souvent un sourire courtois ou arrogant, sans jamais montrer les dents. Son teint est pâle sans être blafard, légèrement hâlé par le soleil autrichien et les intempéries de plusieurs siècles. Ses joues ne rougissent que lorsqu'il est énervé et gêné - ce qui arrive par ailleurs énormément et se remarque immédiatement. Ses cheveux d’un brun chocolaté sont peignés en arrière dans une coiffure qui semble prendre beaucoup de temps à faire et très peu de temps à décoiffer. Ces mèches légèrement ondulées lui tombent sur le front au réveil en mèches raides et désordonnées, menant au soupçon qu'il les fait boucler au fer afin de leur donner cet aspect un peu plus romanesque. A la lisière de ces mèches arrangées en coiffé-décoiffé ses sourcils forment un arc élégant qui se ne laisse jamais aller à la broussaille. Comment pourrait-il communiquer tout son dédain en un haussement de sourcil s'il ne les épilait pas en une forme convenable? Puis il y a ce grain de beauté, ce petit point parfaitement rond et délicat placé juste dans le coin en-dessous de ses lèvres, à gauche, comme la marque de finition un peu frivole sur ce tableau si sage. Il s'en dégage une harmonie gracieuse que l’on a généralement tendance à oublier à cause de l’expression froide et intransigeante qui s’affiche derrière ses lunettes, ne donnant pas la chance à ce genre de pensées de se former. Sans elles, son visage semble plus radouci et vulnérable, expliquant entre autre pourquoi on ne le verra jamais sans en public. Ses yeux sont d'un bleu sombre d'une rareté prétentieuse et délicate, et leur couleur n'accentue généralement que la froideur calme et fière qui en émane. Et, sans prévenir, ce regard peut s'enflammer avec passion et ferveur, brisant un joli portrait convenu et figé.


Et son corps ? sa démarche ? son attitude ?


Roderich aime regarder les autres de haut, mais est seulement un peu plus grand que la moyenne - et certainement plus petit par rapport à ses congénères germaniques. Il n'a pas un corps que l'on pourrait qualifier de solide ou de fort - pas d'armoire à glace autrichienne, plutôt un cabinet élégant qu'on emballe dans du papier bulle avant de transporter. Malgré son attrait pour les pâtisseries, un mode de vie quelque peu radin en général ainsi que l'énergie nerveuse qui a toujours émané de sa personne font qu'il est plutôt mince. Par vanité il aime préserver une taille légèrement cintrée sans être à l'outrance, et certains soupçonnent qu'il utilise encore un corset pour cette raison. Si Roderich ne semble certainement pas adapté pour une mêlée ou une bataille à coups de poings, son port de tête impeccable, ses mouvements vifs mais élégants et son jeu de jambes en font à la fois un peu danseur et escrimeur (il dira qu'il y a en réalité bien moins de différences entre les deux que l'on imagine). Sans être un poids plume pour autant, sa corpulence en font aussi un bon cavalier en ce qui concerne les parades un peu plus cérémoniales et décoratives (lisez, inutiles). La tête bien haute, le dos bien droit, les épaules bien en arrière, il marche d'un pas élégant et décidé, tel un conquérant serein et sévère qui n'a plus besoin de prendre le dessus car les jeux sont faits d'avance. Il n'est jamais question de paraître relâché en public. Toujours droit ou élégamment assis dans un fauteuil, comment si il posait pour une peinture à l'huile qui pourrait prendre plusieurs heures. Pas de bras qui se balancent, pas de sifflotements, vous ne le verrez jamais le dos recourbé, les mains dans les poches, avachi vulgairement dans un canapé ou adossé à un mur. Sauf lorsqu'il imagine qui personne ne le regarde.  Roderich Edelstein ne paraîtrait pas être la personne la plus expansive du point de vue du langage corporel - après tout, ressembler à un portrait à l'huile du XVIIIème siècle et en prendre la pose rigide et cérémonieuse ne s'y prêterait pas. Roderich s'exprime beaucoup avec ses mains, pourtant. Que ce soit un geste las et languide ou un pointage du doigt impérieux et sec, ses mains délicates aux longs doigts fins sont rarement immobiles à ses côtés. Et lorsque ces mains se posent sur le clavier d'un piano, elles s'animent avec une passion et une fluidité sans pareille. On notera que le contexte est important dans ce genre de descriptions. Pourtant notons aussi que ces gestes s’adaptent à un nombre surprenant de contextes.


Son style vestimentaire ?


Le style vestimentaire de Roderich a toujours été très soigné, raffiné et un brin obsessif. A travers les siècles, il a toujours été à la pointe de la mode, que ce soit en costumes de cour, de chasse ou miliaires. Il a adopté le talon, le corset, les collants et la bijouterie avec un naturel élégant nourrissant son esprit de coquetterie et de vanité. Certes, il ne peut revêtir les splendeurs d'autrefois mais cela ne l'empêche en rien de compromettre. Pour cette raison, il se plaît à se vêtir de vêtements à première vue plutôt démodés...mais suffisamment passe-partout pour garder un certain air atemporel. On le voit habituellement vêtu d'un large manteau bleu marine et d'un jabot blanc, par-dessus une veste noire, une chemise noire et un gilet sans manches gris, un jodhpur noir et  d'élégantes bottes d'équitation en cuir noir qui lui arrivent au genou. On ne l'a jamais vu vêtu de l'uniforme militaire de sa nation, contrairement à la plupart de ses collègues lors de réunions et d'évènements officiels. Pourtant, il y a une certaine tendance d'inspiration militaire dans ce qu'il a tendance à porter - en un peu plus...haute couture disons. On ne saurait dire s'il refuse de porter le véritable uniforme en tant que pays neutre ou s'il trouve l'uniforme gris olive terriblement peu seyant pour son teint. Les deux théories se valent.  Sa garde-robe est donc un sobre nuancier de gris, de noirs, de bleus marine et de violets qui contient également des costumes un tant soit peu plus récents, y compris quelques smokings. Il a une collection extensive de bottes et de gants en cuir, de lavallières et jabots - juste pour ce que cela ne soit pas trop ennuyant, en clair. Il s'autorise parfois un éclat de violet ou bleu pâle avec sa lavallière, une fleur à sa boutonnière, une petite fantaisie. Cependant, il ne faut pas confondre sa coquetterie pour du relâchement. N'espérez pas y trouver un jean ou un t-shirt - il déteste un style qu'il considère relâché et paresseux. Le pire pour lui serait de se retrouver en gilet ou pire, la chemise seule - quelle horreur! Les seuls vêtements de sport qu'il porte sont ses vêtement d'équitation. Cependant, et ce malgré l'élégance de ses vêtements, un œil discernant remarquera que ce sont des vêtements assez vieux - à la fois par nostalgie mais surtout par esprit radin Roderich ne supporte pas de gaspiller. Tous ses vêtements datent - parfois plus d'un siècle en ce qui concerne ses accessoires - et il n'achète rien de nouveau s'il peut s'en empêcher. Il préfère porter un costume rapiécé mais porter quelque chose de formel que de porter un pantalon et une chemise flambants neufs mais informels. Tout est question d'apparence - mais sous cette apparence juste à peine poussiéreuse et usée, se cachent des caleçons et chaussettes raccommodées soigneusement à la main par ses soins. Personne ne peut expliquer ce paradoxe utile qui s'étend d'ailleurs à chaque recoin de sa vie - mais à partir de 1919 il tomba de très haut en termes de mode de vie et conserver sa dignité mais également son porte-monnaie par ses vêtements vieux et nostalgiques semble avoir été son salut. L'accessoire le plus marquant concernant son visage, évidemment: ses lunettes. Elles ont varié dans leur aspect au fil des siècles, du pince-nez au monocle occasionné par le dandysme fin-de-siècle. Quiconque osant ou réussissant à les inspecter de plus près verra qu'en réalité il n'en a pas besoin. Pourtant, elles ont été un détail iconique depuis ses toutes premières prétentions au pouvoir. En réalité, il craint d'avoir l'air trop ordinaire sans. Certains l'ont vu sans lunettes, mais cela demeure pour lui dans la sphère du privé, tout comme la chaînette à son cou comportant un petit crucifix.


Comment se sent-il par rapport à son physique ?


Ses lunettes ou plutôt ses "fausses" lunettes révèlent probablement son appréhension par rapport à son physique et l'explication derrière son allure assez élaborée: qu'il a besoin de jouer un rôle dans son image même, qu'il n'est pas suffisamment beau ou puissant au naturel et qu'en construisant une image d'élégance, de pouvoir et d'intelligence il saura s'imposer par rapport à ses rivaux. Tomber du lit nez à nez avec un rival sans avoir eu le temps de se préparer serait son pire cauchemar (l'histoire ne dit pas s'il s'est souvent retrouvé au lit avec lesdits rivaux et a donc ensuite choisi de se lever très tôt pour avoir l'air impeccable et parer à cette éventualité inévitable. L'on craindrait que oui. Et on sait à quel point l'autrichien déteste se lever tôt.) Le seul élément de son corps qu'il aime réellement au "naturel", ce sont ses mains. Son obsession avec ses cheveux, ses vêtements et son visage est un double tranchant de vanité et d'insécurité. Cela ne le dérange pas vraiment qu'on le trouve efféminé - après tout, en quoi est-ce une insulte? mais il déteste qu'on lui reproche avec moquerie sa faiblesse au combat et dans son état de nation, qu'il niera avec véhémence pour ensuite se lancer dans des situations douloureuses. Il est conscient du fait qu'il n'a pas une contenance imposante et que sa santé physique est relativement désastreuse, ses vagues tentatives de rester en forme se soldant par un épuisement assez rapide. Mais pour lui, le corps est un inconvénient à pousser jusqu'à ses limites, de gré ou de force, afin de préserver sa fierté. Jusqu'à ce que cela ne passe plus. Il a dû passer une période de sa vie en fauteuil roulant en 1919 pour se remettre du choc de sa déchéance et sa santé s'est évidemment améliorée depuis. Cependant, hormis des moments difficiles, il s'est généralement fait une raison depuis le départ et a admis qu'il était plus utile en dehors de l'action, physiquement autant que mentalement. Il a su accepter son physique un peu plus gracile comme un avantage lors de son parcours diplomatique, afin de pouvoir s'intégrer avec aise à la vie de la cour et de ses manigances, entre boudoirs et salles de bal. Roderich n'appellerait jamais cela user d'un "charme" physique - trop vulgaire! - mais plutôt jouer la carte du jeune premier fragile d'apparence pour obtenir en réalité exactement ce qu'il veut et manœuvrer ses pions comme il le souhaite. Après tout, il est parfois plus aisé de piéger et dominer lorsque l'on n'a pas la tête à l'emploi. Et quoi de plus jouissif quand on veut passer outre ses complexes physiques que de laisser d'autres se prendre au piège dans leurs propres préjugés?


Comment définir sa voix ? son phrasé ?


Roderich jamais eu une voix faite pour hausser le ton et aboyer des ordres, même s'il eut un temps où cela ne l'a en rien empêché d'essayer. Sa voix s'abaisse plus facilement qu'elle ne s'élève et son timbre grave mais doux et chaleureux est plutôt propice aux confidences et à ces joutes verbales qui blessent davantage lorsqu'elle son murmurées d'un ton limpide et confiant que lorsqu'elle sont hurlées. Une voix qui a quelque chose de calme et de chantant, probablement aidé par son accent particulier au dialecte autrichien, plus mélodieux. On ignore s'il a des talents pour le chant, mais sa capacité à maîtriser le ton et le tempo de sa voix et de son phrasé en font un interlocuteur éloquent et dangereux dont les mots peuvent trancher l'air de rien, dont la moindre pause ou prolongation peuvent suggérer des volumes sans dire mot. Le ton du confident peut en un claquement de doigts devenir glacial. Le discours autoritaire peut se muer en aparté complaisant. Une voix d'hypocrite, en somme? Roderich répondrait mais non, mais non, de diplomate tout simplement. Et il le dirait avec un sourire et un ton sottovoce, avant d'aller planifier votre déchéance prochaine.  

Thème II



3. Psyché.


Ses plus grandes forces, ses fiertés, ses qualités ?  Ses faiblesses ? ses défauts ?

« Tout ce qui est terrestre appartient à l’Autriche. »

Phrase poussiéreuse, antiquaire, gravée en lettres d’or dans son Histoire, jusqu’à en perdre son sens. La phrase fétiche des Habsbourgs qui ont rendu son Histoire glorieuse et ont élevé son Empire. Comment est-ce que le petit territoire celtique et fraîchement converti au Christianisme, le bouclier frontalier de France, est-il devenu en quelques centaines d’années une puissance européenne centrale suffisamment arrogante pour se déclarer à la tête d’un Saint Empire Romain Germanique ? Et comment est-ce qu’il n’a fallu que quelques décennies afin de voir cette puissance accumulée chuter d’aussi haut ? Roderich ne saurait le dire ou l’expliquer, au gré des guerres et des conquêtes, des victoires et des défaites. Mais une chose n’a pas changé : sa fierté sans bornes. Il pourrait être en manteau d’hermine ou en costume trois-pièces démodé et un peu rapiécé : il foulera toujours le sol comme si il le possédait en quelque sorte. Les habitudes ont la vie dure. Déni du temps qui passe ? Peut-être, ou simplement une armure contre ce monde qui bouge un peu trop vite pour lui. Son attitude peut énerver et heurter. Après tout, personne n’a envie d’être pris de haut, n’est-ce pas ? D’autant plus que l’autrichien n’a plus tout à fait de quoi défendre son attitude hautaine et autoritaire. Ce qui, évidemment, n’a pas toujours été le cas…et à vrai dire, il s’est considérablement calmé depuis le temps. Mais malgré son aspect à première vue raffiné, calme et courtois le brun est tout sauf effacé. Conciliant et diplomatique, oui, mais tête comme un âne et d’une certaine manière persuadé que lorsqu’il se montre sévère et moralisateur, il agit en quelque sorte pour le bien sacrosaint de tous. De la même manière, lorsqu’il envahissait subtilement l’Europe à coups de mariages et d’alliances, et moins subtilement en déclarant la guerre à ses voisins, il considérait non sans paternalisme enrageant que c’était, manifestement, pour le bien de ses petits protégés conquis ! Evidemment, il s’avère que ce genre de raisonnement impérieux l’arrange à chaque fois, étrangement…Cette confiance innée en ses propres qualités lui vaut souvent le sobriquet plus ou moins aimable d’aristocrate, et tout en son attitude élégante et affectée confirment cela.  

Et tout comme un aristocrate aime garder ses gants propres, aussi l’autrichien a tendance à préférer les belles paroles et les raisonnements complexes à la force brute et au conflit. Oh, il sait se battre un tant soit peu, d’autant plus qu’il est « né » en tant que petit territoire guerrier destiné à repousser les attaques du peuple qui serait dans le futur celui des Hongrois…De plus, un certain degré de vitalité et de passion au Moyen-Âge et à la Renaissance lui confèrent un peu de verve combattante. Mais lorsqu’il peut s’en empêcher, il préfère que les débats aient lieu ailleurs. Les débats et les ébats d’ailleurs. L’autrichien peut paraître comme un prude étouffé par la morale du XIXème siècle qu’il a traîné avec obstination jusque dans le siècle présent. Nul doute que bien des siècles auparavant, pourtant, il ne laissait ni Dieu ni roi lui dire ce qu’il pouvait faire ou ne pas faire en toute discrétion. Gare à celui qui pense obtenir ses faveurs facilement, cependant...en matière d’amour et d’alliance comme en matière de diplomatie, le brun ne cède que lorsque il le veut bien.
En tout cas, il ne ressent aucun scrupule à utiliser quelqu’un d’autre afin de se protéger et en venir à ses fins, et privilégie la manipulation par-dessus tout. Il est le prince bureaucrate avec un fleuret délicat à sa ceinture et une carte sur la table devant lui. Et en ce qui concerne la diplomatie il aime mêler la douceur au venin. Même quand c’est à lui de faire des concessions, il se fera violence pour faire comme si c’était une grande bonté de sa part. Mais cette puissance a une limite : faute de puissance et de force, ou même de stratégie au combat, il tire la plupart de sa force de ses alliances. Cela veut dire que seul ou subitement trahi, face à quelqu’un sur lequel il n’a aucun pouvoir diplomatique et aucun moyen de faire pression, il est tout à coup fort vulnérable. Le XIXème siècle a été marqué par une vulnérabilité grandissante, et sa déchéance l’a laissé avec une arrogance portant des coups dans le vide. Par manque de confiance en lui-même ou manque de confiance envers les autres ? Par complexe de divinité ou d’infériorité ? Peut-être les deux. A force de jouer à devancer son propre destin, on y laisse forcément des plumes. Mais ne demandez pas à Roderich d’avouer qu’il ne sait pas ce qu’il fait mais persiste par fierté, qu’il n’est guère un aigle à l’effigie de son pays mais un Icare volant bien trop près du soleil. Il préfère rester ainsi plutôt que de laisser un certain destin historique faire de lui un pantin ou une victime.

Est-ce qu'il y a un point positif, plus chaleureux à soutirer de cette personnalité rigide et exigeante ? Oui, sans aucun doute, vu d'une certaine façon... Car si il s'avère aussi sévère et dominateur, c'est le plus souvent par désir de garder ceux à qui il tient plus près de lui. C'est souvent comme si il essayait d'être un grand frère tout en manquant de la bonhomie et de la chaleur que cela implique. Ce qui peut changer bien de bonnes intentions en désastres. Et changer ce qui devait être de la tendresse et de l'attention en possessivité brûlante. Tantôt cette frustration d’ordre et de bonne conduite du petit aristo gâté est assez amusante, tantôt son désir compulsif d'ordonner son monde selon sa propre mécanique réglée comme une horloge de logique et de principes moraux, devient étouffante et glaçante. Roderich Edelstein fait beaucoup de compromis mais quand le verdict tombe, il tranche avec sévérité.

Pour ces traits de caractère pleins d'arrogance et de droiture qui dessinent son portrait (à la moue dédaigneuse et sévère), il est très facile de chercher soit à éviter d'énerver Roderich, soit de chercher à le sortir de ses gonds. Il est également facile de comprendre que Roderich n’est pas forcément l’être le plus sociable au monde….ni celui que l’on veut forcément fréquenter. Après tout, s’exposer à une diversité de personnalités susceptibles d’agir de diverses façons désordonnées est épuisant et agaçant…et malgré les talents de pédagogue de Roderich, il a moyennement envie de s’amuser à cela pendant ses moindres interactions. Il a donc tendance à éviter tout bruit, toute agitation…inutile. Et toute vulgarité familière trop gênante pour lui. Ainsi l’autrichien est d’un naturel plutôt calme…au pire indifférent, au mieux serein. Pour lui, rien ne vaut une après-midi au calme, avec sa musique, bien au chaud. Ce qui est tout de même troublant, lorsqu’il faut aussi représenter un pays.

Une nation, oui, mais surtout un grand-père avant l’heure ? Oui dans un sens, Roderich apprécie peut-être un peu trop sa petite routine. Mais il préfère de loin ce genre de routine  à des imprévus et des impolitesses fort peu bienséantes…bien que ceux là arrivent forcément sur le chemin. Etrangement, c’est toujours par comparaison que cela s’opère : à côté d’Allemagne, le grand-père sévère a trouvé plus sévère que lui et on discerne soudainement ses aspects bon vivant. Notamment, un amour des bonnes choses, de la nourriture et de la boisson (c’est un germanique après tout), ainsi qu’un certain penchant envers la paresse. Comme un chat. Il est certainement capable de demander à rentrer et sortir sans prévenir, et si il ne risque pas d’être coincé dans un arbre, il lui arrive souvent de se perdre à deux rues de sa salle de réunion…ou de chez lui. Pour tous ses airs altiers, Roderich est fondamentalement inutile en pratique, ce qui n’est pas un bon mélange face à un certain degré de paresse. Cela explique la raison pour  laquelle on dût lui dire poliment mais fermement que non, la machine à écrire c’était déjà has-been, alors qu’il pensait être à la pointe de l’actualité technologique. A cela se rajoute une manie incongrue, celle d’être impulsivement radin, et de porter ses vêtements jusqu’à ce qu’ils soient tout usés, ou de raccommoder à l’infini. Et à savoir que son concept de la modernité est subjectif et quelque peu de mauvaise foi : non, il dit ne pas savoir utiliser Facebook, par contre il sait très bien comment avoir les meilleurs promos au supermarché du coin (même si il se perd encore dans le rayon surgelés).
C’est une révélation incongrue pour ceux qui ne le connaissent pas mais une évidence pour ceux qui en savent un peu plus, sans forcément creuser bien au-delà de la surface de marbre. Somme toute…Roderich n’est pas aussi froid qu’il n’y paraît, tout au fond. Non, il n’a rien de cruel ou d’impitoyable en lui qui le pousse à ne considérer personne au monde et ne suivre que ses propres désirs. En réalité, ces efforts pour se distancier quelque peu du monde et des autres, et de leurs imposer tant de dédains impériaux et de règlements odieux, seraient bien moindres si il ne se protégeait pas lui-même, inconsciemment. Roderich aime à penser qu’à force de règles et de principes, on s’oblige à ne pas forcément suivre ses instincts et ses passions. Bien sûr, il se trompe ; ces passions transparaissent toujours d’une manière ou d’une autre et sous son aspect las et sobre, l’aristocrate a bien plus de curiosité et de passion pour le monde qu’il ne souhaite l’avouer. Mais somme toute, ce qu’il pense cacher à tout le monde il finit somme toute par révéler jour après jour : son âme d’artiste s’épanchant comme un damné sur les touches de son piano, y cherchant avec une passion brûlante des mélodies qui semblent l’habiter de part en part. Oui, il s’exprime beaucoup à travers cet instrument ; on peut le voir de plusieurs manières. Soit un blocage émotionnel qui l’empêche d’être honnête avec ses sentiments et ne pas mettre sur ses épaules un devoir moralisant que personne ne peut vivre toute sa vie. Soit une sincérité et une passion qui peut entraîner autant d’amour que de ressentiment, mêler sa possessivité et sa colère à une amertume et une tendresse sans égale.


Comment réfléchit-il ?


Bien trop, peut-être, pour certains. Il a tendance à tout faire par stratégie et calculation, si bien qu'il est rare et difficile de percevoir les moments de spontanéité qui l'animent. Les seuls moments où il n'a pas à réfléchir, c'est face à sa musique ou lorsque les sentiments ont pris le pas sur sa raison. Mais il essaye de faire en sorte que cela n'arrive pas. Il sait à quel point le cœur est dangereux. Oh pour quelqu’un d’aussi sobre des sentiments baroques semblent absurdes, trop ambivalents. C’est peut-être bien pour cela qu’il tâche souvent de les cacher, de peur de révéler quelque chose de trop vulnérable. C’est peut-être pour cela qu’il préfère une armure rationnelle, froide et sévère, manipulatrice et autoritaire, plutôt que de s’avouer son désir de ne pas être seul ou oublié. Mais quand on est un être romantique qui se donne des airs de rationalité, la surface finit toujours par se fissurer. On ne saurait ce qui est plus tragique, au final : se dissimuler avec succès ou au contraire se compromettre.  Roderich lui-même n’en est pas bien certain. Pourtant une fois qu’on réussit à aller au-delà de cet extérieur froid ou de lui faire baisser sa garde à double tranchant de fierté et de besoins de prouver quelque chose au monde entier et à l’ordre divin et moral…on découvre quelqu’un qui aime parfois ne pas réfléchir et au contraire découvrir la vie, la saisir avec une spontanéité sanguine, aimer avec jalousie, douceur, possessivité, sérénité. L’alliance ne rend pourtant que la rupture plus douloureuse. Surtout quand on se croit bien plus modéré que l’on ne l’est en matière d’histoires du cœur. Et face à ce refus têtu de s’avouer tous ses sentiments malgré leur évidence, ce déni face à ce qui lui paraît bon par rapport à ce qui lui paraît « mieux », face à son refus de voir la réalité en face et d’admettre que ses émotions en feront toujours partie qu’il le veuille on non, il demeure somme toute un imbécile fin, autoritaire, retranché, désespérément sensible et passablement énervant. Tout cela le rend soit insupportable, soit attachant…soit un peu des deux.

A t-il des secrets ?

Bien trop à son goût. Des squelettes dans le placard dont il ne parle jamais par honte, par pudeur ou par tristesse. Il fait des blocages mentaux très forts sur certaines périodes et tente de ne plus y penser quitte à tomber dans soit le déni, soit la censure et la colère à la moindre allusion. Mais...bon, ne voyons pas tout en noir, il a des secrets bien plus scandaleux et cocasses aussi, un peu comme votre grand-père capable de sortir une énormité à la table du déjeuner sous prétexte d'être vieux et vénérable. Oh, il en a vu des choses - notamment parce que c'est une véritable commère et qu'il aime avoir des informations croustillantes sous la main, même (surtout!) quand elles le scandalisent. En ce qui concerne son histoire bien plus ancienne, il perd parfois le fil avec quels secrets il a caché à qui à propos de quoi avec qui à quel moment. Ce qui fait en sorte qu'il a le potentiel d'être une véritable Gossip Girl à retardement.

Que désire t-il le plus au monde ?

Avant, il pensait désirer le pouvoir...puis il l'a obtenu et l'a perdu. Maintenant, il n'ose plus exprimer son désir de peur de perdre encore ce qu'il risque de récupérer. Il désirerait l'amour, mais il a certainement brûlé plus que quelques ponts avec ses semblables immortels. Il désirerait une famille, mais c'est impossible et il a vu ce qu'il se passe quand il essaye de fonder une famille - certes, on ne choisit pas sa famille mais ne pas être occupé par un Empire aux prétentions protectrices et envahissantes, cela n'aide pas non plus et il en a fait les frais avec des personnes qui, malgré tout, demeurent à ses côtés mais qu'il n'ose plus qualifier de "famille" de peur de briser un équilibre fragile. Il désire maintenant se racheter quelque peu pour ses bévues passées et apprendre à vivre sans conquérir ou provoquer des histoires. Ce n'est pas facile, et cela ne fait que 62 ans depuis qu'il est neutre, mais il veut essayer et voir si cela lui amène une quiétude qu'il a toujours désiré au fond de lui.


Quels sont ses idéaux en amitié et en amour?


Dans le plus idéal des mondes, ses amitiés seraient sans histoires, et certainement pas un mélange de rivalité et de machinations, ni des amitiés hâtivement recollés après être tombées en mille morceaux suite à une prise d'indépendance brutale. Enfin...idéalement ses "amis" ne serait pas non plus les personnes ayant été obligées de crécher au sein de son Empire un peu...beaucoup...de force pendant des siècles. Roderich aurait bien voulu voir à quoi ressemble une amitié normale sans conflits d'intérêt ou intentions secondaires mais cela lui a été tout bonnement impossible. Alors ses amitiés ne sont pas parfaites et parfois même un peu houleuses mais il fait avec ce qu'il a et même s'il ne l'exprime jamais il est reconnaissant de les avoir. Parfois ses amitiés les plus fortes sont des rivalités intenses mais point néfastes désormais, des relations avec d'anciens ennemis dans lesquelles il n'exprime que rarement son appréciation et plutôt son exaspération. Un "imbécile!" vaut parfois mille paroles gênantes. En amour...c'est compliqué. Et le fait que certaines de ses amitiés s'entrecroisent avec une bonne portion d'amours n'a pas aidé. Il a toujours eu du mal à démêler ses sentiments de ses intentions politiques. Même si la nombre de ses "mariages" est un sujet de plaisanterie, leur importance au sein de son histoire a laissé une trace indélébile sur sa personne. Il n'arrive pas à démêler le vrai du faux, ses propres intentions politiques de sa sincérité sentimentale et celle des autres, et sait seulement que souvent, les deux se mélangent dangereusement et lui causent du mal. Il est certain d'avoir aimé mais incertain d'avoir été aimé réellement en retour, conscient qu'il a utilisé les autres mais également d'avoir été utilisé sciemment. Il est au fond de lui un véritable romantique qui a été obligé de considérer l'union avec un autre comme un but diplomatique avant tout, laissant les émotions au second plan avant de les refouler entièrement. Dès l'instant qu'une union commence il oublie que celle-ci aura toujours une fin et cette appréhension le pousse à l'erreur. Il aime être amoureux ainsi que la notion même de l'amour et du mariage, mais sait que cela le rendra malheureux. Son idéal en amour serait quelqu'un qui saura voir au-delà du vernis et de l'armure de convenances et comprendre que même lorsqu'il manipule et utilise, une partie de lui est sincère et vulnérable. Cependant, la pensée même que quelqu'un puisse voir autant de failles et de faiblesses le terrifie au plus haut point.  

Thème III



4. Habitudes.

A quoi ressemble son logement? Où est-il ?
Il possède un élégant appartement Art Nouveau dans la fameuse maison de Majoliques au cœur de Vienne. Celui-ci comporte un magnifique salon occupé par son piano, une cheminée et ses étagères de livres couvrant tous les murs ainsi que quelques fauteuils et canapés, une salle à manger, une cuisine et une chambre en-suite. Il essaye de faire pousser des fleurs sur son balcon et y reçoit des gens pour un café au milieu des plantes qui ne subsistent en réalité que parce que Ludwig lui rappelle chaque semaine de les arroser. C'est très élégant et "vieille Vienne", pour recevoir comme un parfait hôte. Il essaye de le garder plus ou moins rangé mais pendant ses périodes de faiblesse quand il n'a pas besoin de jouer les apparences il est juché de partitions, de vêtements divers à des endroits incongrus et de papiers importants en vrac. Ceci étant pendant ses périodes d'isolement, il préfère se retirer à la lisière de Salzbourg dans un manoir très beau mais quelque peu plus démodé où un piano l'attend au sein d'une mer de lettres, documents et livres empilés et où il ne vaut mieux pas être allergique à la poussière. Pour son confort personnel, bien peu de personnes en connaissent l'emplacement. Parfois il se retrouve à squatter avec Gilbert et Ludwig à Berlin quand il a besoin de compagnie après de longs mois seuls mais est trop fier pour dire quoique ce soit donc se justifie avec un concert de piano en ville. Evidemment il râle visiblement quand Gilbert fait pareil mais le laisse faire sous prétexte qu'au moins comme ça l'appart est impeccable. Parce que l'allemand le nettoie, pas parce qu'il fait un effort pour son visiteur. Que pensiez-vous!


A t-il des animaux de compagnie ?

Il a un chat angora nommé Amadeus dans son appartement, qui est au moins aussi snob et paresseux que lui. A l'Ecole Espagnole d'Equitation est logé son Lippizan, Gustav, qui est certainement aussi arrogant et maniéré que lui au vu de sa technique impeccable en dressage.


A t-il des objets auxquels il tient ?

Il tient indéniablement à ses instruments de musique à travers les siècles et a énormément du mal à s'en séparer mais s'est résolu à en donner ceux qu'il ne jouait plus et de grande valeur historique au Musée d'histoire de Vienne au lieu de les laisser accumuler la poussière. Il chérit son piano de Vienne par-dessus tout, qui semble dater d'une période de doux répit dans sa vie et dont il connait chaque touche par cœur. Il possède quelques anneaux de mariage dont il ne se sépare pas - bien qu'il ne les porte jamais. Un crucifix et une étoile de David, toutes deux très anciennes et jointes par la même chaîne, mais jamais à son cou. Un portrait fait par Klimt, très beau, un croquis fait par Schiele qu'il trouve peu flatteur mais étrangement assez fidèle à son for intérieur. Un nombre quelque peu effarant de partitions de musique d'époque.


Pratique t-il des sports ? un instrument de musique ? Un art ?

Evidemment, le piano, et ce depuis des siècles. Lorsqu'il est en déplacement et qu'il n'a pas accès à son instrument chéri, il prend son violon. Et parfois il doit se contenter d'instruments autres - comme la guitare, ou la flûte. Non, il ne maîtrise pas tous les instruments, pensant avec conviction que même une éternité ne suffira pas à parfaire son art. Il considère la confection de pâtisseries comme un autre art élaboré, capable de passer des heures sur un Sachertorte pour avoir une petite délicatesse avec son café. Il est par ailleurs bon cuisinier lorsqu'il fait un effort. Il a tenté de se mettre à l'art pendant la Sécession Viennoise mais n'en a gardé qu'un certain flair pour la typographie. Étonnamment pour quelqu'un qui semble apprécier le sport de canapé, il pratique tout de même des sports. Il pratique de l'escrime et regrette quelque peu cet art révolu pour résoudre les conflits (pas qu'il puisse intervenir dans les conflits internationaux de toute manière à présent, donc autant évacuer cette agressivité passagère avec un fleuret.) Il pratique l'équitation et adore faire des figures de dressage avec son cheval. Non, ça ne sert à rien du tout, mais il adore. C'est quelque peu incongru mais il adore le ski: il devient insupportable pendant les Sports d'Hiver et ne parle que de ça à qui a le malheur de demander comment il va. Cependant il en fait assez rarement et comme sport d'hiver préfère encore le patin à glace.


Que fait-il de son temps libre ?

Il joue du piano tout le temps - en général en dessous de quatre heures par jour il y a un sérieux problème. Il fait des pâtisseries et cuisine des plats plus complets lorsque l'envie le saisit.


A part le métier de Nation, travaille t-il ?

Il exerce le métier de musicien mais n'ayant pas besoin de gagner sa vie cet engagement est purement une histoire de cœur. Il donne des concerts dans son pays ainsi que des cours de piano, gratuitement, essayant pour ce faire de se déplacer au-delà de la bulle de son quartier huppé pour travailler avec les réfugiés qui affluent en son pays de jour en jour et pour lesquels il peut parfois très peu face aux violences bureaucratiques.

Thème IV



5. Mémoires.

Quels sont ses meilleurs souvenirs au cours de l'Histoire ?

Lorsqu'il était au sommet de sa gloire en tant qu'Empire, c'était un sentiment de puissance et d'exubérance, de confiance et de bonheur qu'il ne pense pas avoir retrouvé depuis. Cependant, c'était comme une ivresse qui devait éventuellement se solder par une gueule de bois. Étrangement, les souvenirs qui lui sont le plus cher surviennent lorsqu'il était déjà conscient de son lent déclin qui allait seulement s’accélérer. Il se souvient avec un bonheur rare de l'effusion artistique décadente de Vienne au temps de Mozart, et de la Vienne fin-de-siècle où il partageait son temps entre ses devoirs de double monarchie et les excès scandaleux, goûtant aux délices de la Sécession Viennoise. C'est l'un des rares instants où il s'est réellement amusé, comme une petite crise de rébellion sur le tard pour échapper à une apparence qui devait être en tout point parfaite. Il se souvient de la période du règne de Sissi, "son" impératrice avec un amour mêlé d'amertume, des valses et des palais, des passions et des moments de liberté au parfum de scandale.


Quelles sont ses plus grandes désillusions ? A t-il des regrets ?

La perte de son statut d'Empire et sa déchéance à l'état de République a été une immense chute de haut: imaginez plusieurs siècles convaincu du fait que votre mission est de conquérir et grandir pour tout perdre à la signature d'un traité. Il ne pensait jamais tomber si bas, ni la suite catastrophique que cela a engendré pour lui, pour son peuple et pour l'Europe en général. Dire qu'il a des regrets suite à cela serait un euphémisme - qui n'en aurait pas? Il en aura toujours. Il a des sentiments ambivalents par rapport à sa neutralité lorsque l'Union Soviétique lui proposa soit de rester sous son occupation soit d'accepter ce compromis. Aurait-il dû subir l'occupation en endurer quelques décennies pour ensuite se reconstruire? N'était-ce pas au fond, tout ce qu'il méritait? Mais est-ce injuste de le penser par rapport à ses propres compatriotes? Il ne sait pas. Avec autant de "et si", on pourrait refaire son Histoire toute entière. D'un autre côté il a pu s'adapter avec aise à ce nouveau rôle.  


Quelle est sa situation économique actuelle ?

Après des moments de difficulté, depuis les années 50 et notamment la récupération de son statut d'état avec sa neutralité, sa situation économique n'a rien à envier aux pays les plus riches au monde. Parmi les 14 PIB par habitant les plus riches au monde, il n'a point à se plaindre. Les industries sont principalement contrôlées par l'Etat principalement et très développées, mais avec de plus en plus de privatisations, son économie repose également sur le tourisme. Il n'est pas sans faiblesses: son partenaire économique principal est l'Allemagne et il est généralement vulnérable aux changements rapides dans son économie - si l'allemand aura un rhume, il aura une grippe. Cependant depuis son arrivée dans l'Union Européenne en 1995 et l'adoption de l'Euro en 2002, il se lie économiquement avec de plus en plus de pays et progresse sur la scène internationale.


Comment vit-il sa situation actuelle par rapport au passé ?

Son vécu est ambivalent. D'un côté, il possède une fierté sans équivoque par rapport à son passé d'Empire et la splendeur culturelle qui en demeure, de l'autre il est conscient que derrière ce romantisme se cachait une tyrannie abjecte. Il est bien conscient qu'il n'a pas été quelqu'un de "bien" et qu'en vérité, dans les livres d'Histoire de grand nombre de ses congénères, il a été soit le rival que l'on bat soit l'oppresseur dont on se libère. Evidemment, la culpabilité le pourchasse sans relâche alors que son interrogation sur ses parts de responsabilité le torture. Mais on vit avec et on tente d'être quelqu'un de meilleur, non?  


Quel rapport a t-il avec la religion ?

Un rapport probablement plus compliqué qu'il n'en a l'air. Officiellement, il a toujours été catholique et ne jurera que par cela devant cent tribunaux. Officieusement...cela a toujours été plus compliqué. Edelstein a toujours été un nom de famille juif et l'on ne saurait réellement lier ce petit mystère quant à ce choix de nom à son adhérence publique au catholicisme en phase avec les devoirs de son Empire...sans compter le fanatisme religieux violent et terrifiant que celui-ci a engendré alternant avec de périodes de tolérance et de paix, voire d'égalité. Bien sûr, on pourrait imaginer que ce n'est qu'une coïncidence...si ce n'est que cette ambiguïté de conversion et de non-dits réside au cœur de l'Europe judéo-chrétienne. Mais suite à la chute de l'Empire et pendant ses luttes en tant que pays déchu ainsi que toute la période de son histoire qu'il aimerait oublier, Roderich a surtout perdu son rapport politique ou personnel avec la religion, ne maintenant un catholicisme de surface que parce que c'est plus simple ainsi. Ce qui ne le met pas à l'écart de petits moments de rébellion. Il s'est d'ailleurs effrité avec le Vatican et a failli créer sa propre Eglise afin de soutenir des prêtres voulant soutenir le mariage gay.


Comment envisage t-il le futur ?

La neutralité est encore un état très récent pour lui, et celle-ci est par ailleurs constamment remise en cause par ses propres politiciens ainsi que des observateurs externes. Il pourrait s'en défaire, peut-être...mais étrangement cela semble lui plaire. Il n'intervient que dans des missions humanitaires et sous son gouvernement principalement socialiste, toute menace d'extrême-droite dans son pays est décriée par la presse nationale et internationale. Il est devenu un pays très différent de ce qu'il était avant tout en restant quelque peu dans son passé glorieux. Son futur est bien moins ambitieux que ce qu'il envisageait il y a des siècles. Cependant, il est bien plus lumineux.



0. Joueur.

Ton pseudo ? "Qui a déjà réservé Autriche? Oh non encore elle!"
Ton âge ? Un siècle divisé par quatre
Déjà un compte ? Laissez-moi déjà répondre en moins d'un an ensuite on verra! Rome ne se construira pas en un j- oups.
Que penses-tu du forum ? Han que c'est bô.
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MessageSujet: Re: A.E.I.O.U.    Lun 14 Aoû - 1:02


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Pangée

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MessageSujet: Re: A.E.I.O.U.    Mer 16 Aoû - 15:51
Validé bien évidemment. ♥

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MessageSujet: Re: A.E.I.O.U.    
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A.E.I.O.U.

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