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 Ma colère est Chopin.

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Autriche


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Messages : 10
Date d'inscription : 14/12/2015

MessageSujet: Ma colère est Chopin.    Jeu 21 Jan - 0:01
I.
Nom : Edelstein
Prénom : Roderich
Sexe : Masculin
Âge physique : 27 ans
Pays : République d'Autriche
Fête nationale : Le 26 Octobre
Naissance : Il est nommé pour la première fois dans un document datant de novembre 996 et situe tant bien que mal sa "naissance" officielle à ce moment là, n'était auparavant qu'un territoire celte sans identité propre. Un premier royaume celte, la Norique, existait en 400 avant JC, avant la domination romaine en 15 avant JC.
Capitale : Vienne
Langue(s) : L'allemand-autrichien (un dialecte un peu différent que celui de son voisin mais en tout point similaire autrement), l'anglais, un peu de hongrois et d'italien. Il se souvient encore un peu français qu'il devait utiliser à la Cour lorsque ces choses là étaient à la mode...

II.
Physique & Caractère :

« Tout ce qui est terrestre appartient à l’Autriche. »

Phrase poussiéreuse, antiquaire, gravée en lettres d’or dans son Histoire, jusqu’à en perdre son sens. La phrase fétiche des Habsbourgs qui ont rendu son Histoire glorieuse et ont élévé son Empire. Comment est-ce que le petit territoire celtique et fraîchement converti au Christianisme, le bouclier frontalier de France, est-il devenu en quelques centaines d’années une puissance européenne centrale suffisamment arrogante pour se déclarer à la tête d’un Saint Empire Romain Germanique ? Et comment est-ce qu’il n’a fallu que quelques décennies afin de voir cette puissance accumulée chuter d’aussi haut ? Roderich ne saurait le dire ou l’expliquer, au gré des guerres et des conquêtes, des victoires et des défaites.
Mais une chose n’a pas changé : sa fierté sans bornes. Il pourrait être en manteau d’hermine ou en costume trois-pièces démodé et un peu rapiécé : il foulera toujours le sol comme si il le possédait en quelque sorte. Les habitudes ont la vie dure. Déni du temps qui passe ? Peut-être, ou simplement une armure contre ce monde qui bouge un peu trop vite pour lui.
Son attitude peut énerver et heurter. Après tout, personne n’a envie d’être pris de haut, n’est-ce pas ? D’autant plus que l’autrichien n’a plus tout à fait de quoi défendre son attitude hautaine et autoritaire. Ce qui, évidemment, n’a pas toujours été le cas…et à vrai dire, il s’est considérablement calmé depuis le temps. Mais malgré son aspect à première vue raffiné, calme et courtois le brun est tout sauf effacé. Conciliant et diplomatique, oui, mais tête comme un âne et d’une certaine manière persuadé que lorsqu’il se montre sévère et moralisateur, il agit en quelque sorte pour le bien sacrosaint de tous. De la même manière, lorsqu’il envahissait subtilement l’Europe à coups de mariages et d’alliances, et moins subtilement en déclarant la guerre à ses voisins, il considérait non sans paternalisme enrageant que c’était, manifestement, pour le bien de ses petits protégés conquis ! Evidemment, il s’avère que ce genre de raisonnement impérieux l’arrange à chaque fois, étrangement…Cette confiance innée en ses propres qualités lui vaut souvent le sobriquet plus ou moins aimable d’aristocrate, et tout en son attitude élégante et affectée confirment cela.  
Et tout comme un aristocrate aime garder ses gants propres, aussi l’autrichien a tendance à préférer les belles paroles et les raisonnements complexes à la force brute et au conflit. Oh, il sait se battre un tant soit peu, d’autant plus qu’il est « né » en tant que petit territoire guerrier destiné à repousser les attaques du peuple qui serait dans le futur celui des Hongrois…De plus, un certain degré de vitalité et de passion au Moyen-Âge et à la Renaissance lui confèreront un peu de verve combattante. Mais lorsqu’il peut s’en empêcher, il préfère que les débats aient lieu ailleurs. Les débats et les ébats d’ailleurs. L’autrichien peut paraitre comme un prude étouffé par la morale du XIXème siècle qu’il a traîné avec obstination jusque dans le siècle présent. Nul doute que bien des siècles auparavant, pourtant, il ne laissait ni Dieu ni roi lui dire ce qu’il pouvait faire ou ne pas faire en toute discrétion. Gare à celui qui pense obstenir ses faveurs facilement, cependant...en matière d’amour et d’alliance comme en matière de diplomatie, le brun ne cède que lorsqu’il le veut bien.
En tout cas, il ne ressent aucun scrupule à utiliser quelqu’un d’autre afin de se protéger et en venir à ses fins, et privilégie la manipulation par-dessus tout. Il est le prince bureaucrate avec un fleuret délicat à sa ceinture et une carte sur la table devant lui. Et en ce qui concerne la diplomatie il aime mêler la douceur au venin. Même qand c’est à lui de faire des concessions, il se fera violence pour faire comme si c’était une grande bonté de sa part. Mais cette puissance a une limite : faute de puissance et de force, ou même de stratégie au combat, il tire la plupart de sa force de ses alliances. Cela veut dire que seul ou subitement trahi, face à quelqu’un sur lequel il n’a aucun pouvoir diplomatique et aucun moyen de faire pression, il est tout à coup fort vulnérable. Le XIXème siècle a été marqué par une vulnérabilité grandissante, et sa déchéance l’a laissé avec une arrogance portant des coups dans le vide. Par manque de confiance en lui-même ou manque de confiance envers les autres ? Par complexe de divinité ou d’infériorité ? Peut-être les deux. A force de jouer à devancer son propre destin, on y laisse forcément des plumes. Mais ne demandez pas à Roderich d’avouer qu’il ne sait pas ce qu’il fait mais persiste par fierté, qu’il n’est guère un aigle à l’effigie de son pays mais un Icare volant bien trop près du soleil. Il préfère rester ainsi plutôt que de laisser un certain destin historique faire de lui un pantin ou une victime.

Est-ce qu'il y a un point positif, plus chaleureux à soutirer de cette personnalité rigide et exigeante ? Oui, sans aucun doute, vu d'une certaine façon... Car si il s'avère aussi sévère et dominateur, c'est le plus souvent par désir de garder ceux à qui il tient plus près de lui. C'est souvent comme si il essayait d'être un grand frère tout en manquant de la bonhomie et de la chaleur que cela implique. Ce qui peut changer bien de bonnes intentions en désastres. Et changer ce qui devait être de la tendresse et de l'attention en possessivité brûlante. Tantôt cette frustration d’ordre et de bonne conduite du petit aristo gâté est assez amusante, tantôt son désir compulsif d'ordonner son monde selon sa propre mécanique réglée comme une horloge de logique et de principes moraux, devient étouffante et glaçante. Roderich Edelstein fait beaucoup de compromis mais quand le verdict tombe, il tranche avec sévérité.

Pour ces traits de caractère pleins d'arrogance et de droiture qui dessinent son portrait (à la moue dédaigneuse et sévère), il est très facile de chercher soit à éviter d'énerver Roderich, soit de chercher à le sortir de ses gonds. Il est également facile de comprendre que Roderich n’est pas forcément l’être le plus sociable au monde….ni celui que l’on veut forcément fréquenter. Après tout, s’exposer à une diversité de personnalités susceptibles d’agir de diverses façons désordonnées est épuisant et agaçant…et malgré les talents de pédagogue de Roderich, il a moyennement envie de s’amuser à cela pendant ses moindres interactions. Il a donc tendance à éviter tout bruit, toute agitation…inutile. Et toute vulgarité familière trop gênante pour lui. Ainsi l’autrichien est d’un naturel plutôt calme…au pire indifférent, au mieux serein. Pour lui, rien ne vaut une après-midi au calme, avec sa musique, bien au chaud. Ce qui est tout de même troublant, lorsqu’il faut aussi représenter un pays.

Une nation, oui, mais surtout un grand-père avant l’heure ? Oui dans un sens, Roderich apprécie peut-être un peu trop sa petite routine. Mais il préfère de loin ce genre de routine  à des imprévus et des impolitesses fort peu bienséantes…bien que ceux là arrivent forcément sur le chemin. Etrangement, c’est toujours par comparaison que cela s’opère : à côté d’Allemagne, le grand-père sévère a trouvé plus sévère que lui et on discerne soudainement ses aspects bon vivant. Notamment, un amour des bonnes choses, de la nourriture et de la boisson (c’est un germanique après tout), ainsi qu’un certain penchant envers la paresse. Comme un chat. Il est certainement capable de demander à rentrer et sortir sans prévenir, et si il ne risque pas d’être coincé dans un arbre, il lui arrive souvent de se perdre à deux rues de sa salle de réunion…ou de chez lui. Pour tous ses airs altiers, Roderich est fondamentalement inutile en pratique, ce qui n’est pas un bon mélange face à un certain degré de paresse. Cela explique la raisonpour  laquelle on dût lui dire poliment mais fermement que non, la machine à écrire c’était déjà has-been, alors qu’il pensait être à la pointe de l’actualité technologique. A cela se rajoute une manie incongrue, celle d’être impulsivement radin, et de porter ses vêtements jusqu’à ce qu’ils soient tout usés, ou de raccomoder à l’infini. Et à savoir que son concept de la modernité est subjectif et quelque peu de mauvaise foi : non, il dit ne pas savoir utiliser Facebook, par contre il sait très bien comment avoir les meilleurs promos au supermarché du coin (même si il se perd encore dans le rayon surgelés).
C’est une révélation incongrue pour ceux qui ne le connaissent pas mais une évidence pour ceux qui en savent un peu plus, sans forcément creuser bien au-delà de la surface de marbre. Somme toute…Roderich n’est pas aussi froid qu’il n’y paraît, tout au fond. Non, il n’a rien de cruel ou d’impitoyable en lui qui le pousse à ne considérer personne au monde et ne suivre que ses propres désirs. En réalité, ces efforts pour se distancier quelque peu du monde et des autres, et de leurs imposer tant de dédains impériaux et de règlements odieux, seraient bien moindres si il ne se protégeait pas lui-même, inconsciemment. Roderich aime à penser qu’à force de règles et de principes, on s’oblige à ne pas forcément suivre ses instincts et ses passions. Bien sûr, il se trompe ; ces passions transparaissent toujours d’une manière ou d’une autre et sous son aspect las et sobre, l’aristocrate a bien plus de curiosité et de passion pour le monde qu’il ne souhaite l’avouer. Mais somme toute, ce qu’il pense cacher à tout le monde il finit somme toute par révéler jour après jour : son âme d’artiste s’épanchant comme un damné sur les touches de son piano, y cherchant avec une passion brûlante des mélodies qui semblent l’habiter de part en part. Oui, il s’exprime beaucoup à travers cet instrument ; on peut le voir de plusieurs manières. Soit un blocage émotionnel qui l’empêche d’être honnête avec ses sentiments et ne pas mettre sur ses épaules un devoir moralisant que personne ne peut vivre toute sa vie. Soit une sincérité et une passion qui peut entraîner autant d’amour que de ressentiment, mêler sa possessivité et sa colère à une amertume et une tendresse sans égale.
Oh pour quelqu’un d’aussi sobre des sentiments baroques semblent absurdes, trop ambivalents. C’est peut-être bien pour cela qu’il tâche souvent de les cacher, de peur de révéler quelque chose de trop vulnérable. C’est peut-être pour cela qu’il préfère une armure froide et sévère, manipulatrice et autoritaire, plutôt que de s’avouer son désir de ne pas être seul ou oublié. Mais quand on est un être romantique qui se donne des airs de rationalité, la surface finit toujours par se fissurer. On ne saurait ce qui est plus tragique, au final : se dissimuler avec succès ou au contraire se compromettre.  Roderich lui-même n’en est pas bien certain. Pourtant une fois qu’on réussit à aller au-delà de cet extérieur froid ou de lui faire baisser sa garde à double tranchant de fierté et de besoins de prouver quelque chose au monde entier et à l’ordre divin et moral…on découvre quelqu’un qui aime découvrir la vie, la saisir avec une spontanéité sanguine, aimer avec jalousie, douceur, possessivité, sérénité. L’alliance ne rend pourtant que la rupture plus douloureuse. Surtout quand on se croit bien plus modéré que l’on ne l’est en matière d’histoires du cœur. Et face à ce refus têtu de s’avouer tous ses sentiments malgré leur évidence, ce déni face à ce qui lui paraît bon par rapport à ce qui lui paraît « mieux », face à son refus de voir la réalité en face et d’admettre que ses émotions en feront toujours partie qu’il le veuille on non, il demeure somme toute un imbécile fin, autoritaire, retranché, désespérément sensible et passablement énervant. Tout cela le rend soit insupportable, soit attachant…soit un peu des deux.

Venons-en à l’apparence. Il serait fort peu convenable de ne pas pouvoir regarder qui que ce soit de haut, lorsque l’on a un caractère comme celui de Roderich. Pour cette raison, notre chère nation a eu la chance d'être relativement grand. Malheureusement pour lui, le fait d'être en proximité relativement régulière avec plus grand et plus fort que lui a de quoi...réduire l'effet d'ensemble. Je vous prie de consulter la gent germanique et hongroise pour davantage de détails. Il est certain que Roderich n'a pas exactement une corpulence d'athlète grec...mais il n'a pas celle d'un Bacchus pour autant, merci bien. Oh, il sera le premier à l'avouer: il manque d'exercice, et ce parce qu'il n'a jamais envie de s'abaisser à ce niveau, ni envie de se pencher pour ramasser quoi que ce soit quand quelqu'un peut le faire à sa place. Peut-on le blâmer?

Certains physiques ne sont pas faits pour les rigueurs de ce monde et si ces bras sont suffisamment forts pour soutenir une demoiselle en pâmoison (quoique) ou un archet de violon (plus probable)...ils ne le sont pas pour couper cent bûches dans la forêt la sueur au front. Néanmoins, la quantité de sucre qu'il absorbe quotidiennement n'aura pas réussi à émousser une musculature discrète mais néanmoins présente (si, si), complémentée par une taille relativement fine. Cette silhouette délicate mais point malingre est certes aidée par un port de tête impeccable. Parce qu’il maîtrise tout de même l’escrime et l’équitation, ce qui est d’une inutilité sans pareille par rapport à sa vie de tous les jours mais fait des merveilles en ce qui concerne une attitude élégante et un certain feu dans sa démarche, du genre ‘je pourrais t’embrocher ou te piétiner à cheval à tout instant, si nous étions dans un siècle autre.’

La tête bien haute, le dos bien droit, les épaules bien en arrière. Roderich possède d’autres talents souvent inutiles - pouvoir marcher avec grâce et fluidité avec un gros livre perché sur sa tête en fait probablement partie. Par ailleurs, il ne brisera presque jamais ce port altier avec un pas de course disgracieux - le brun ne se presse jamais, sauf si la sécurité du piano est remise en cause. Il risquerait de s’essouffler ou de froisser sa veste ! Non, il marche d'un pas lent mais décidé, tel un conquérant serein et sévère qui n'a plus besoin de prendre le dessus car les jeux sont faits d'avance. Il n'est jamais question de paraître relâché en public. Toujours droit ou élégamment assis dans un fauteuil, comment si il posait pour une peinture à l'huile qui pourrait prendre plusieurs heures. Pas de bras qui se balancent, pas de sifflotements, vous ne le verrez jamais le dos recourbé, les mains dans les poches, avachi vulgairement dans un canapé ou adossé à un mur (bon, sauf si il est saoul. L’autrichien a beaucoup de talents inutiles et en tant que germanique, boire en fait partie). J'aimerais dire que Roderich Edelstein garde la même grâce quand il s'assoupit soudainement dans ledit fauteuil, parce qu'il n'a pas eu ses dix heures de sommeil ou par flemmardise pure et simple...mais nul n'est parfait. Heureusement que le brun lui-même n'est en pas conscient à ces moments là, par ailleurs. Par la même chance, il réussit à se convaincre que maintenir le même degré d'élégance après s'être perdu dans le rayon "confiseries" du supermarché va masquer le fait qu'il tourne en rond depuis une demi-heure tout en implorant à Ludwig de venir le chercher. Peine perdue.

Roderich Edelstein ne paraîtrait pas être la personne la plus expansive du point de vue du langage corporel - après tout, ressembler à un portrait à l'huile du XVIIIème siècle et en prendre la pose rigide et cérémonieuse ne s'y prêterait pas. Or, peut-être qu'il s'agit des lointaines racines latines de l'autrichien ou de ses talents de musicien, mais Roderich s'exprime beaucoup avec ses mains. Que ce soit un geste las et languide ou un pointage du doigt impérieux et sec, ses mains délicates aux longs doigts fins sont rarement immobiles à ses côtés. Et lorsque ces mains se posent sur le clavier d'un piano, elles s'animent avec une passion et une fluidité sans pareille. On notera que le contexte est important dans ce genre de descriptions. Pourtant notons aussi que ces gestes s’adaptent à un nombre surprenant de contextes.

Le corps est une chose; ce qui intéresse l'autrichien au vu du corps, malgré sa susceptibilité évidente quand on lui fait remarquer qu'il mange trop de cupcakes et ne fait pas assez de sport, c'est surtout ce qui le recouvre, ce corps. Jamais, au grand jamais, l'autrichien ne se lèvera en panique pour enfiler le premier tshirt et le premier jean venu, sans même vérifier si il doit être lavé. Non, tout est arrangé, planifié et co-ordiné avec une obsession de métrosexuel. De métrosexuel radin, attention. C’est un concept. Car si Roderich n'est pas près de flirter avec le premier jean bon marché, il n'achètera jamais quoi que ce soit avant de regarder le prix avec une intensité effrayante, ou avant de négocier avec le vendeur jusqu'à ce qu'achat à rabais s'ensuive. Si cela ne marche pas, il se contente de recycler ce qui est vieux - ou, selon lui, ce qui a résisté aux épreuves du temps. Alors qu'est-ce que cela donne quand on est obsédé par une apparence soignée mais que l'on ne fait pas dans le clinquant luxurieux dernier cri? Roderich appellerait cela "sobre et élégant" pendant que le reste de ses congénères appelleraient cela "un appel au secours". Il porte surtout des couleurs froides, ou sombres  - bleu marine, indigo, noir, gris. Une chemise bien ajustée (et surtout bien boutonnée), un pantalon bien taillé, des chaussures en cuir bien classiques et une veste élégante font son bonheur. Parfois, pour les grandes occasions, il sortira un smoking. Oui, oui, un smoking à la Arsène Lupin (et probablement aussi vieux que le roman). Et oui, pour couronner le tout, il aime bien les jabots. Quelqu'un de bien intentionné a bien dû tenter de lui expliquer que les jabots cela passe cinq minutes dans un bal masqué ou il y a quelques siècles mais rarement en réalité... et Roderich n'en a cure. Dans le même ordre d'idées, il n'imaginerait pas sortir dans la rue sans mettre des gants - ce qui rendra sans aucun doute ses sorties en boîte mémorables, si il y en a. Démodé? Risible, même? Peut-être, mais Roderich sait pertinemment que cela lui va bien mieux qu'une paire de baskets et un jogging. Car qui sait à quoi il ressemblerait en skinny jeans avec une barbe de trois jours? Pas à Roderich Edelstein, c'est certain, donc la conversation s'arrête là en ce qui concerne le brun. Ce que la plupart ne savent point, c'est que sous cet extérieur old-school se cache une apparence bien moins glamour. Vous vous souvenez de ce petit côté radin si charmant? Hé bien les vieux caleçons raccommodés sont inclus dans le lot, sagement rangés dans son tiroir à côté de ses mouchoirs en soie brodés de ses initiales. Quand la radinerie n'a aucun risque de se révéler aux yeux de tous, elle fait apparemment des ravages. Habituellement si on le surprend avant sa toilette matinale (qui durera plusieurs heures), ce sera donc en vieux tshirt miteux et en caleçon rapiécé...avec de surcroît un petit détail que l'on ne remarque pas facilement sous ses couches successives de vêtements en temps normal: une chaînette à laquelle une petite croix dorée se balance. Son catholicisme non plus ne se partage pas tout à fait avec tout le monde, après tout...ou alors ce collier fait partie des choses qu'il porte sans plus y penser, par devoir ou par habitude...ou un peu des deux.

Mais la noblesse de la silhouette et du vêtement sont une chose; le visage se doit de refléter le même panache nonchalant. Les pommettes saillantes qui structurent ce visage et l'affinent tout en le rendant plus sévère, le nez élégant quoique un peu long, les lèvres finement tracés mais un peu dédaigneuses, qui forment souvent un sourire courtois ou arrogant, très rarement un rire à pleine dents. C'est un visage d'intérieur, de portrait de la famille qu’il ne possède pas mais qu’il imagine riche et puissante, un visage de coussins et de valses, aucunement hâlé ou abîmé par le monde extérieur où il souhaite rarement mettre les pieds; son teint est pâle et sa peau délicate, l’épiderme d’une nation qui préfère ne point trop s’exposer au soleil et à la vulgarité de la rue.

Cadrant ce visage charmant et désuet, ses cheveux d’un brun chocolaté sont peignés en arrière dans une coiffure qui semble prendre beaucoup de temps à faire et très peu de temps à décoiffer entièrement. Ces mèches légèrement ondulés tombent parfois jusqu’à mi-cou, fines et soyeuses...ce après des heures passées à les préparer, étant donné qu'au réveil elles lui tombent sur le front en mèches raides et désordonnées. La seule rebelle du lot après cet effet coiffé-décoiffé, c'est cette étrange mèche qui dépasse presque à la verticale par rapport au restant de sa coiffure. Il est très tentant de tirer dessus; il est peu conseillé de le faire. Lui seul s’octroie le droit de passer une main à travers ses cheveux d’un geste nonchalant, un peu languide. Il adore ses cheveux, d’accord, laissez le crâner un peu.  Puis il y a ce grain de beauté, ce petit point parfaitement rond et délicat placé juste dans le coin en-dessous de ses lèvres, à gauche, comme la marque de finition d’un visage noble (ou une petite tâche de chocolat noir accidentelle, car Dieu sait que ce n'est pas un scénario impensable en ce qui concerne l'aristocrate gourmand).  Il semble ajouter un détail un peu frivole à ce tableau si sage.

Il n’y a rien de rugueux ou de brutal dans ce portrait et il possède en ce sens, une harmonie sereine d’un monde depuis longtemps révolu, et dont plus personne ne se soucie. Une harmonie gracieuse que l’on a généralement tendance à oublier, de plus, à cause de l’expression froide et intransigeante qui s’affiche derrière ses lunettes, ne donnant pas la chance à ce genre de pensées de se former. Ses yeux sont d'un bleu sombre d'une rareté prétentieuse et délicate, et leur couleur n'accentue généralement que la froideur et la sévérité qui en émane. Et parfois, rarement, toute la passion et l'éclat dont ces yeux sont capables se manifeste sans prévenir, brisant ce joli portrait convenu et figé.





III.
Religion : Catholique.
Economie : Parmi les 12 PIB par habitant les plus riches au monde, il n'a point à se plaindre. Un pays aux industries contrôlées par l'Etat principalement mais avec de plus en plus de privatisations, son économie repose également sur le tourisme.
Régime politique : République fédérale, préconisant une séparation des pouvoirs ainsi que la neutralité autrichienne. En ce moment son président fédéral ainsi que la majorité du Conseil sont tous deux du côté social-démocrate de gauche.
Relations internationales :
L'Autriche est un pays neutre et de ce fait évite soigneusement toute tension ou conflit (il en a accumulé suffisamment ces derniers siècles!). Cet aspect reflète toutes ses relations actuelles.  
Allemagne: Leurs histoires ont toujours été inévitablement liées et ces temps-ci c'est sur son influence qu'il se repose.
Hongrie: Un rapport...compliqué. Leurs gouvernements sont aux antipodes l'un de l'autre, et malgré leur passé (ou à cause de leur passé dans un sens) ils ne sont jamais loin l'un de l'autre mais se disputent souvent.
Italie: Le pays qui lui a déclaré son indépéndance ne l'a pas tenu en froid bien longtemps...ils partagent une frontière et de nombreux échanges culturels.
Suisse: Son éternel rival de neutralité passive-aggressive et des sports d'hiver qui ne le laissera jamais oublier la légende de Guillaume Tell...
Sports : L'escrime et l'équitation, ainsi que le ski. Oui oui, le ski. Il y tient, à ses sports d'hiver!
Loisirs et centres d'intérêt : Jouer du piano, du violon, la musique classique, la pâtisserie (en faire et en manger, il faut dire), lire dans les cafés de Vienne, le café, le bon vin, et l'art, surtout Gustav Klimt et l'Art Déco.


IV.
Evènements historiques importants :
791: Charlemagne intègre la totalité du territoire autrichien à son royaume.
1156: Traité du Privilegium Minus - Afin de résoudre un conflit entre les Weif et les Babenberg, qui convoitent la Bavière, l'Autriche est élevée au rang de duché sur lequel ils concentrent leurs ambitions.
1251: L'empereur du Saint-Empire, Ottokar II de Bohême récupère l'Autriche. Son "empire" s'étendant de la Bohême jusqu'à l'Adriatique n'est pour l'instant qu'un assemblage fragile de petits territoires constamment menacés par les attaques hongroises.
1276: L'Autriche est désormais entre les mains de Rodolfe de Habsbourg, empereur du Saint-Empire.
1386: Après des débuts fragiles, l'Autriche est enfin unifiée puis divisée entre diverses lignées Habsbourg, devenant la deuxième plus grande principauté de l'Empire.
1495: Maximilien I tâche de fortifier l'Autriche, de plus en plus importante et puissante au sein de l'Empire. Pour ce faire il s'allie au Pape et fiancie sa fille à Jean d'Aragon. L'année suivante son fils Philippe épousera Jeanne la Folle. Afin de détendre l'atmosphère envers les pays se sentant menacés par l'Autriche mais également afin d'y établir son influence, il arrange le mariage de son petit-fils avec la fille du roi de Hongrie. Sans grande surprise c'est Maximilien I qui est à l'origine de la devise "Que les guerres soient menées par les autres, toi, heureuse Autriche, marie-toi !" qui lui permettra d'étendre le territoire autrichien de manière considérable.
1526: Après avoir récupéré l'Espagne et ses colonies les Habsbourgs récupèrent à présent la Hongrie et la Bohême, ayant si bien placé leurs héritiers...!
1714: L'Autriche reçoit Naples et la Sardaigne en héritage de Charles II d'Espagne
1740: La branche masculine de la maison de Habsbourg s'éteint et l'Empire revient à Marie-Thérèse, établissant la nouvelle maison de Habsbourg-Lorraine.
1806: L'Autriche a dû faire face à la Prusse pendant la guerre de Sept ans, qui lui a octroyé la Silésie, puis a fait face à France après être entré en coalition contre. François 1er d'Autriche doit céder le titre d'Empereur du Saint-Empire et ne devenir qu'Empereur d'Autriche.
1848: L'Autriche et la Prusse se sont violemment confrontés en ce qui concerne l'unité des territoires allemands - Autriche veut continuer à y établir sa domination et la Prusse veut un pays unifié. C'est Prusse qui l'emportera en 1866. En attendant l'empire subit également de violentes insurrections hongroises et italiennes. L'italie remportera son indépendance en 1866 grâce au soutient prussien.
1867: Afin de calmer les tensions nationalistes, l'Autriche se joint à la Hongrie et devient une double monarchie.
1914: L'archiduc Franz Ferdinand est assassiné suite aux tensions dans les Balkans et déclenche la Première Guerre Mondiale.
1918: Suite à la Première Guerre Mondiale, L'Autriche perd la Hongrie et ses territoires satellites restants, est déchu de son statut d'Empire et est défendu de former une alliance ou de s'intégrer à l'Allemagne. Il subit de très lourdes sanctions économiques et militaires, et devient une République.
1922: L'Autriche doit demander de l'aide économique en échange de la promesse de garder son indépendance face à l'inquiétude grandissante que le pays rejoindra l'Allemagne et rendra ce dernier plus puissant.
1938: Le nazisme s'est enraciné en Autriche par le biais des tensions économiques et sociales et des mouvements facistes, l'annexation de l'Autriche prend place, le pays sera à partie de cet instant intégré à l'Allemagne nazie.
1945: L'Autriche fait face aux conséquences de la Seconde Guerre Mondiale. Le pays est divisé en quatre zones de contrôle par les Alliés mais a droit à un gouvernement.
1955: L'Autriche retrouve son indépendance totale en signant un Traité d'Etat avec les Alliés promettant une neutralité permanente.

V.
Ton petit pseudo : Claire
DC ? : Washington DC
Âge : 23
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Pangée

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MessageSujet: Re: Ma colère est Chopin.    Jeu 21 Jan - 21:09
Citation :
il préfère que les débats aient lieu ailleurs. Les débats et les ébats d’ailleurs.

ATTENTION A VOS FESSES LES FILLES (les garçons aussi d'ailleurs)


validé beau gosse ♥

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Ma colère est Chopin.

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